Les smartphones occupent aujourd’hui une place incontournable dans les activités les plus courantes de notre quotidien.

Ils ont modifié la façon dont nous faisons les courses et commencent même à se substituer à nos portefeuille. Il existe aujourd’hui de nombreuses technologies qui permettent d’utiliser son téléphone à la place de sa carte bancaire ou des espèces.

Parmi ces technologies on peut citer le QR code très répandu en Asie, le NFC que nous utilisons déjà pour faire des paiements sans contact avec nos cartes bleues, les SMS beaucoup utilisés en Afrique, ou encore la blockchain et l’audio, moins connus mais qui se voient de plus en plus.

Les paiements mobiles peuvent être catégorisés par type de technologies, mais aussi par champs d’application : paiement de proximité ou en ligne. Par type d’usage : acquisition de contenu, achat de biens et services, transfert d’argent. Mode de facturation de la transaction : compte bancaire, compte prépayé ou facture opérateur. Type d’acteur: banques, constructeur, distributeurs ou opérateur mobile.

Ces acteurs ont des intérêts et des motivations différents dans la course au paiement mobile. Par exemple, les opérateurs mobiles et autres nouveaux acteurs du marché du paiement (Fintech et TechFin) sont amenés à puiser dans de nouvelles sources de revenus et à prendre pied dans un nouveau marché émergent et très lucratif. Menacés par ces nouveaux entrants, les acteurs traditionnels comme les banques sont plutôt motivés à défendre leur position actuelle sur le marché et à ne pas perdre pied dans ce paysage en pleine mutation des paiements. Les rôles clés peuvent être attribués aux institutions financières, aux opérateurs mobiles et fournisseurs de technologie, tels que Apple, Google ou Alibaba. Du fait de leur puissance actuelle sur le marché et de leur influence pour faire évoluer les solutions de paiement mobile vers une adoption par le grand public. Les solutions proposées par les opérateurs mobiles ont ainsi rencontré un énorme succès en Afrique, où 10% de la population est non-bancarisée. En Inde le gouvernement a annoncé la suppression des billets de 500 (7 euros) et de 1 000 roupies, en Novembre 2016 afin de combattre la corruption, ce qui a retiré 86 % des liquidités du pays, et donné un coup de pouce aux entreprises de paiement mobile. Quant à la La Chine, elle a commencé sa transition vers une économie sans cash plus rapidement que quiconque aurait pu l’imaginer, en grande partie à cause de la propagation virale du QR Code.

Aux USA c’est le modèle Retailer (distributeur) qui fait un carton. Après le succès de la solution de paiement mobile de Starbucks qui a déjà fait coulé beaucoup d’encre, c’est Walmart qui est en train de dépasser le mastodonte Apple en terme de nombre d’utilisateur actifs de leurs solutions de paiement respectives.

En Europe, la réglementation pousse dans l’ensemble vers une utilisation accrue des moyens de paiement électroniques cependant, la DSP2 va paradoxalement faciliter les retraits de cash en permettant aux supermarchés de fournir des espèces en caisse à leurs clients (principe du cash-back, très répandu en Allemagne). Non loin en France la concurrence fait rage. Entre les banques d’un côté avec leur solutions interbancaires Paylib et Lyf Pay, les start up plus innovantes les unes que les autres, les opérateurs mobile notamment Orange qui vient de lancer sa Banque mobile totalisant déjà plus de 30000 utilisateurs, Facebook qui a annoncé le lancement du service de paiement social entre particulier, les chinois Alipay et WeChat Pay qui viennent de débarquer dans les grands magasins de la capitale, sans oublier les enseigne de grande distribution, l’année 2018 s’annonce riche en rebondissement.

Ce n’est pas étonnant qu’autant d’acteurs s’intéresse au sujet. Le marché mondial des paiements mobiles devrait atteindre 3 300 milliards de dollars d’ici 2023, avec un TCAC à deux chiffres de 32% entre 2017 et 2023.

Et le paiement mobile présente de nombreux avantages : transactions sécurisées, inclusion financière, commodité. En plus d’un contexte favorable: ls gens sont dépendant de leur smartphone qu’ils emmènent partout, on va vers un monde sans cash. Mais il reste encore beaucoup de freins à l’adoption : pas mal de gens sont encore attachés aux espèces ou s’inquiètent pour la sécurité de leurs informations de comptes et les commerçants ne sont pas encore tous équipés.

Ce qui nous amène aux enjeux.

Ce que veulent les consommateurs aujourd’hui, c’est une vrai valeur ajoutée, un bénéfice réel et non juste une option de paiement. Quitte à utiliser une solution, ils attendent que celle-ci soit interopérable, pratique, rapide, avec une expérience de paiement sans friction.

Pour les commerçants, le paiement mobile présente actuellement divers avantages: il permet de fluidifier le temps de passage en caisse, de limiter les erreurs de caisse liées à la gestion de la petite monnaie, de diminuer les risques inhérents à la possession de liquidités dans la caisse des entreprises. Pour répondre à ces attentes, les fournisseurs de services de paiement mobile rivalisent d’ingéniosité  pour offrir des solutions plus futuristes les unes que les autres.

Le mobile offre le plus grand potentiel de croissance pour les technologies de paiement, et il est encore trop tôt aujourd’hui pour savoir qui va tirer son épingle du jeu parmi toute cette diversité d’acteurs.

Mais une chose est sûre c’est qu’à la fin, les consommateurs seront ceux qui décideront quel portefeuille mobile utiliser et ils auront l’embarras du choix.

Assa

Assa

LET'S GO DIGITAL! Après 15 ans de vente et d'expérience client, je suis aujourd'hui étudiante MBA MCI à l'Institut Léonard de Vinci pour devenir une experte du Digital. Bienvenue sur mon Blog.

read more

LEAVE A REPLY